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Quand le CSPJ élève le déni de justice au rang d’art

À Plaisance du Sud, les habitants se plaignent d’une nouvelle indignité, une particulièrement tordue, une de celles dont l’administration centrale a le secret. Les gens de Port-au-Prince ont cette curieuse aptitude à détruire la vie des gens à distance. Voilà le Conseil Supérieur de la Justice, celui-là qui ne s’émeut pas outre mesure que des juges libèrent des violeurs d’enfants contre espèces sonnantes et trébuchantes, qui établit, dans sa grande sagesse, que désormais le constat des lieux coûte 2000 gourdes, soit 40 journées d’escouade à 50 gourdes pièce.

Il n’y a pas à dire, ces nègres de la capitale sont des comiques. Le CSPJ n’a pas dû recevoir le memo sur la pauvreté rurale et ce que cela implique de vivre sous le seuil de la pauvreté. L’extrait du tarif est à mourir de rire puis, étant donnés les coûts, à laisser les morts ensevelir les morts: 2000 gourdes pour un constat plus 250 gourdes par 4 kms. Soit ces gens n’y entendent rien, soit ils sont du plus haut cynisme. Dans les deux cas, ils sont dangereux.

Les autres tarifs ne sont pas mieux. Prohibitifs, ils encouragent à rester bien loin de la justice des hommes. Après tout, est-ce bien la peine de se ruiner pour un bout de papier truffé de fautes qui circulera sur Whatsapp pour que les gens puissent rire de la futilité de ce qui constitue tout notre bien: quelques cocotiers, du manioc, des haricots, des abres fuitiers … mamgés par des cabris?

Patricia Camilien Tout afficher

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