#EnvantèNanLeta

Aujourd’hui, 3 mai 2017, marque la fin du délai accordé par le Président de la République pour la transmission de l' »inventaire à jour du parc d’automobiles de l’ensemble des services publics » au Bureau du Premier Ministre, au Ministre des Finances et à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif.  En effet, il y a tout juste un mois, dans un arrêté à l’amateurisme stupéfiant, le Président de la République invitait, entre non-sens et redondances, les ministères et institutions publiques, à faire ce que, en substance, exigent déjà nos lois et règlements; notamment le Décret du 7 septembre 1950 sur les inventaires des biens de l’État (modifié par le Décret du 28 décembre 1943 sur la responsabilité des fonctionnaires) qui, curieusement, n’est pas mentionné dans les 16 visas du Décret, alors que même la loi du 26 août 1870 sur la responsabilité des fonctionnaires de l’Administration publique y est allée de son visa, à côté des décrets de 2005 portant organisation de l’Administration centrale de l’État et révision du statut général de la Fonction publique.

La chose n’est pas nouvelle. Leslie Manigat, pendant sa courte présidence de « premier président constitutionnellement élu après 1986 » et Claudette Werleigh, notre première femme Premier Ministre, ont dans leur temps, essayé de mettre fin à, ou à tout le moins limiter, le désordre aux allures apodictiques qui règne dans la gestion des biens de l’État. Ils eurent le succès que l’on sait. La nouvelle administration a adopté une nouvelle approche. Là où, avant, une circulaire aurait suffi, un arrêté présidentiel est jugé nécessaire. Pourquoi, en effet, se soucier des lois, procédure, service dédié ou même du Manuel de Procédures administratives et comptables pour la gestion et la comptabilisation des Immobilisations Corporelles quand le Président peut parler point barre. Les effets d’annonce, c’est connu, c’est bien plus efficace.

N’empêche, je suis curieuse de savoir si l’inventaire a bien été complété. Si seulement des Haïtiens et Haïtiennes du pays pouvaient m’aider en contactant sur Twitter avec le #EnvantèNanLeta les ministères et institutions publiques pour vérifier la chose …

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