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En finir avec la violence des gangs

Les gangs ont une mission toute simple : protéger les possédants des dépossédés. C’est normalement le rôle de l’Etat bourgeois et de sa police mais quand celui-ci multiplie les faillites comme un vulgaire Donald Trump, l’initiative privée y supplée.

L’homme d’affaires au parc industriel ou au port compte sur le contrôle du chef de gang pour continuer à faire des affaires. Le chef de gang compte sur l’argent de l’homme d’affaires pour asseoir son contrôle. C’est une relation symbiotique où chacun trouve son compte.

Au milieu, les dépossédés qui meurent enceinte de 6 mois parce que l’homme d’affaires pour accumuler plus d’argent n’a pas payé l’Ofatma ou qui voient mourir leur bébé de 8 mois parce que le chef de gang veut accumuler plus de territoire.

Le politicien dont le contrôle de territoire est tout de même le rayon intervient pour organiser la transaction et assurer son propre pouvoir; garantissant, à défaut de la légalité, l’impunité. C’est ce triptyque politicien – chef de gang – homme d’affaires qu’il faut défaire pour mettre fin à la violence des gangs.

Il existe un continuum de la violence de l’atelier de misère au Palais National. Un appareillage entier tourné vers l’assujettissement d’un peuple foncièrement rebelle. Cette violence engendre la violence et ainsi de suite jusqu’à ce que l’appareil se déglingue et que la violence déborde jusque chez les possédants; non pas de l’initiative de dépossédés réduits à l’impuissance mais comme une conséquence de leur dépossession s’étendant graduellement à toute la société.

La violence des gangs va donc finir par se résorber. Inévitablement. Soit on démonte le triptyque, soit il s’effondre sous son poids. Dans le premier des cas, les possédants s’en sortiront certainement. Dans le second, je ne donne pas chère de leur peau.

Patricia Camilien Tout afficher

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