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Il y a 75 ans, la bombe

Un seul pays a utilisé l’arme nucléaire dans l’histoire, un seul : les États-Unis d’Amérique. Et ils l’ont fait, à deux reprises: un 6 août 1945, 8:15, à Hiroshima puis, 3 jours plus tard, à Nagasaki. Le Japon capitula le 15 août, la guerre était finie.

C’était l’arme finale – comme Hitler avait sa solution finale – l’arme qui allait lancer le siècle américain. Un siècle de célébration de la démonstration de force : en politique, en économie, en religion. Un siècle pour établir le rêve américain comme la responsabilité de toute la planète.

Certes, il y eut les vaillants efforts de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques mais elle n’a jamais été de taille, les États-Unis avaient longtemps gagné la bataille des esprits… jusque dans les haut-rang de l’administration et de l’armée soviétique et leur coca cola blanc.

La domination américaine commence donc avec 175 000 civils japonais tués du ciel. Elle se poursuivra avec la mort de millions de Philippins, Coréens, Iraniens, Guatémaltèques, Indonésiens, Libanais, Cubains, Vietnamiens, Cambodgiens, Laotiens, Brésiliens, Panaméens, Congolais, Chiliens, Palestiniens, Afghans, Salvadoriens, Nicaraguayens, Honduriens, Libyens, Somaliens, Haïtiens, Bosniaques, Irakiens, Soudanais, Kosovars, Serbes, Monténégrins, Timorais, Pakistanais, Somaliens, Yéménites, Libyens etc…

Il est difficile de trouver – en dehors de l’Europe et même là encore – un coin du monde où l’on ne pleure pas les morts de l’Empire. Police du monde, les États-Unis d’Amérique auront ainsi broyés corps noirs et corps bruns, généralement sans répercussion… comme pour la bombe.

Les États-Unis d’Amérique ne se sont jamais excusés. Même si la nécessité d’une telle démonstration de force – disons-le net, ce crime de guerre – est difficilement admise. Il y a bien eu ce discours de Barack Obama – premier président américain à se rendre sur les lieux du crime – à propos de la mort tombée du ciel – toute seule ? – mais sans plus.

Même afro-américain, Barack Obama était un représentant de l’Empire. Un Empire soutenu par la violence, à l’interne comme à l’externe. Où les fusillades quasi-journalières sont le prix à payer pour la liberté. Où les guerres comptent pour 92% (225/ 243 ans) de son existence.

Patricia Camilien Tout afficher

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