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Depuis 2010, Haïti a reculé de 14 points dans l’indice mondial de la faim

Avec un score de 34.7 dans l’indice mondial de la faim (IFM), Haïti se classe 111ème sur 117 pays qualifiés, ce qui la place dans la catégorie Alarmante. Calculé par par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), l’IFM constate, chaque année, l’incapacité d’une espèce qui réussit à produire le double de la nourriture nécessaire mais, capitalisme oblige, peine à nourrir la moitié de ses membres.

En Haïti, 2000 à 2010, la tendance était légèrement à la hausse, jusqu’à l’année 2010 où nous sommes entrés en chute libre, confirmant, si confirmation il fallait, que nous ne faisons pas que du surplace, nous reculons :

Tendance du score IFM pour Haïti

L’année 2010 commença avec une grande catastrophe, le séisme du 12 janvier et se termina sur une catastrophe plus grande encore, les élections du 28 novembre propulsant un chanteur dévoyé au second tour de la présidentielle. Certes, il a bien fallu que les États-Unis d’Amérique, par le biais de leur Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, vienne, un 30 janvier 2011, s’assurer que le bouffon rose devienne roi mais au 28 novembre, l’affaire était consommée.

Tendances des indicateurs de valeur pour Haïti
En rouge : Population sous-alimentée
En vert: Enfants de moins de 5 ans émaciés
En vert pâle: Idem en retard de croissance
En orangé: Mortalité infantile en dessous de 5 ans

Nous voilà donc, 10 ans après la double catastrophe Goudougoudou-Martelly – en dépit des milliards de Petrocaribe et de l’aide internationale post-séisme – plus affamés qu’en 2000 où nous avions pourtant deux présidents à nourrir. Nos enfants sont émaciés, accusent des retards de croissance et meurent de faim, sous nos yeux impuissants.

Mais bon, il appert que notre frère, notre père et ami, André Michel a annoncé la reprise du peyi lòk pour aujourd’hui. Tout va bien.

Patricia Camilien Tout afficher

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