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Le Ministère de l’éducation nationale, allergique à la technologie

Ce matin, le directeur administratif de l’école m’a contactée mi-scandalisé, mi-perplexe. L’inspecteur venait de lui apprendre que le rapport qu’il avait préparé avec soin avant de l’imprimer puis le remettre à l’inspection scolaire avait été renvoyé par la Direction départementale du Ministère de l’éducation nationale.

C’était pour la neuvième année. La première fois que nos élèves passaient cet examen – l’école a 9 ans et nous ajoutons une classe chaque année – dont ils sont collectivement sortis lauréats pour la ville de P. Toute la classe, un à un, les premiers sur la liste.

L’école a été conçue comme une école d’excellence. Les enfants débutent l’informatique au kindergarten; les cours usent de tableaux numériques, capsules audiovisuelles et jeux interactifs. La gestion de l’école se fait grâce à l’informatique. Alors, un rapport, chez nous, il est traité par ordinateur, imprimé, signé, puis transmis.

Erreur grave ! Le ministère exige que tout soit fait à la main. Même s’ils ont envoyé le dossier à remplir par Internet. Il faut l’imprimer, puis le remplir à la main, le signer, puis l’envoyer parce que, c’est connu, pour gérer des centaines de milliers d’élèves de neuvième année, il n’y a pas mieux que les formulaires remplis à la main.

Il y a des moments où je me demande si c’est un mal qu’on nous a faits.

Patricia Camilien Tout afficher

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