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Jamais je ne viellirai Mme D.

Il se moquait gentiment qu’elle ait de la peine à soulever la cuvette. La lui prenant des mains, il afficha fièrement sa vigueur, sourire en coin.

Elle lui fit remarquer, bon enfant, qu’il vieillirait un jour lui aussi. “Ah, mais je ne viellirai jamais Mme D. Je resterai ainsi pour toujours.”

L’été suivant, il est parti pour ne jamais revenir. Il s’était installé à Martissant. À Martissant où se trouvaient des corégionnaires. À Martissant où se trouvaient aussi des gangs armés. Il n’a pas survécu.

Mme D. me raconte l’histoire d’un ton résigné. Chercher la vie tue la vie, conclut-elle, philosophe.

Patricia Camilien Tout afficher

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