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Contre le mélange des races : la bataille sacrée des Chrétiens blancs

Dans l’Amérique profonde, dans la petite ville de Booneville dans le Mississippi (8 000 habitants), une femme explique son refus de louer sa salle de réception à un couple « interracial » du fait de sa foi chrétienne. La vidéo de l’interaction, publiée par LaKambria Welch, sœur du marié, est devenue virale sur la toile. Elle présente une conversation qui semble être d’un autre temps mais qui remonte à moins d’une semaine:

– Tout d’abord, explique la propriétaire Donna Russell, nous ne faisons pas de mariages homosexuels ni de mariage interraciaux, à cause de notre race chrétienne – je veux dire, de notre foi chrétienne.

– D’accord, nous sommes aussi chrétiens.

– Oui, madame.

– Alors, qu’est-ce qui dans la la Bible…?

– Je ne vais pas discuter de ma foi.

– Non, ça va.

– Nous ne participons tout simplement pas.

– D’accord.

– Nous choisissons de ne pas le faire tout simplement.

Depuis, dans un poste sur la page Facebook de Boone’s Camp Event Hall depuis effacée, Mme Russell qui aurait été mise, par son mari, en peine de trouver quelle partie de la Bible justifie ses croyances, se serait tournée vers son Pasteur qui lui aurait expliqué que celles-ci ne reposaient sur la Bible. La pauvre était toute confuse. Elle ne comprenait pas. On le lui avait enseigné petite. Elle allait désormais revoir tout ce qu’elle croyait savoir en consultant sa Bible.

Sa confusion pourrait être de courte durée. La campagne antimiscegenation aux États-Unis s’est toujours basée sur la Bible et les versets n’ont jamais manqués. Il est bien sûr le célèbre Lévitique 19:19 interdisant de mélanger les genres mais les interdits commencent dès l’origine, à la genèse pour ainsi dire.

Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi.

Genèse 1: 11

Dieu est un Créateur ordonné. Les mêmes restent avec les mêmes, selon leur espèce. Dans le cas contraire tout va à vau-l’eau. C’est le déluge provoqué par la promiscuité entre les fils de Dieu et les filles de l’homme, de l’engeance de Cain. Des survivants, Dieu érigea des nations issues des fils de Noé: Sem, Cham et Japhet (Genèse 10:32). Cham – maudit pour avoir découvert la nudité de son père – fut le père de Canaan (Genèse 9:18). Lorsque les hommes décidèrent de passer outre cette séparation par nation et de se mettre ensemble à Babel, Dieu se chargea de les séparer par la langue (Genèse 11:1-9). Les mêmes restent avec les mêmes. C’est Dieu qui le veut.

L’histoire d’Abraham et de sa sœur-épouse Sara (Genèse, 12-25) en atteste. Son fils avec Agar, l’égyptienne ne pouvait être sa descendance, non pas parce qu’il était né de l’esclave de Sara – la chose était de coutume – mais parce que l’enfant était un bâtard par la race et comme dit l’écriture :

Celui qui est issu d’une union illicite n’entrera point dans l’assemblée de l’Eternel; même sa dixième génération n’entrera point dans l’assemblée de l’Eternel.

Deutéronome 23:2

C’est ainsi que, devant choisir une femme pour son fils Isaac, Abraham fit jurer à son serviteur, « par l’Eternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels [il] habite mais d’aller dans [s]on pays et dans [s]a patrie prendre une femme pour [s]on fils Isaac » (Genèse 24: 3-4). La tradition s’installe avec la génération suivante:

 Isaac appela Jacob, le bénit, et lui donna cet ordre: Tu ne prendras pas une femme parmi les filles de Canaan. Lève-toi, va à Paddan-Aram, à la maison de Bethuel, père de ta mère, et prends-y une femme d’entre les filles de Laban, frère de ta mère.

Genèse 28: 1-2

C’est que le maintien de la pureté de la race est ordonné par Dieu, sous peine de se voir affaibli (!) :

Deutéronome 7:3 Tu ne contracteras point de mariage avec ces peuples, tu ne donneras point tes filles à leurs fils, et tu ne prendras point leurs filles pour tes fils;

Josué 23: 12-13: Si vous vous détournez et que vous vous attachiez au reste de ces nations qui sont demeurées parmi vous, si vous vous unissez avec elles par des mariages, et si vous formez ensemble des relations, soyez certains que l’Eternel, votre Dieu, ne continuera pas à chasser ces nations devant vous; mais elles seront pour vous un filet et un piège, un fouet dans vos côtés et des épines dans vos yeux, jusqu’à ce que vous ayez péri de dessus ce bon pays que l’Eternel, votre Dieu, vous a donné.

Esdras 9:12: ne donnez donc point vos filles à leurs fils et ne prenez point leurs filles pour vos fils, et n’ayez jamais souci ni de leur prospérité ni de leur bien-être, et ainsi vous deviendrez forts, vous mangerez les meilleures productions du pays, et vous le laisserez pour toujours en héritage à vos fils.

Esdras 10: 2: [La violation des commandements de Dieu avérée] : Schecania, fils de Jehiel, d’entre les fils d’Elam, prit la parole et dit à Esdras: Nous avons péché contre notre Dieu, en nous alliant à des femmes étrangères qui appartiennent aux peuples du pays. Mais Israël ne reste pas pour cela sans espérance.

(Toutes les citations du billet sont de la version Louis Segond)

Aussi, la bonne chrétienne se garde-t-elle de « participer » dans des mariages « interraciaux » par respect des commandements de Dieu. Après tout, comme le précise les Actes 17:26:

IL a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure.

Qui sommes-nous pour aller déranger cette séparation ?

Patricia Camilien Tout afficher

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One thought on “Contre le mélange des races : la bataille sacrée des Chrétiens blancs Laisser un commentaire

  1. “va à Paddan-Aram, à la maison de Bethuel, père de ta mère, et prends-y une femme d’entre les filles de Laban, frère de ta mère.” = mariage entre cousins croises. Tradition toujours vivante dans les peuples “primitifs”. Les epouses sont en general les filles des soeurs du pere ou les filles des freres de la mere. Cela renforce ou maintient les alliances entre tribus/clans. Et par extension, dans certains pays et certaines communautes, la purete de la race/groupe…

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