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La carte #Dermalog est là et non, je n’en veux pas, merci.

Il appert que les nouvelles cartes d’identité soient fin prêtes à la consommation. L’on appelle tou.te.s les citoyen.ne.s à aller chercher leur nouvelle carte même si la nôtre est encore valide. C’est un nouveau système, il faut tout refaire. Ce sera sans moi, messieurs et dames.

Ce n’est pas seulement le fait qu’une telle démarche soit parfaitement illégale. L’article 3 du décret du 1er juin 2005 relatif à la carte d’identification nationale a fixé la durée de validité de ma carte. À moins d’une modification de celui-ci dans les règles, il faudra faire sans moi. J’ai encore 4 ans sur ma carte. J’entends en profiter, merci beaucoup.

Ce n’est pas non plus le fait qu’une telle injonction dénote l’irrespect et la malgouvernance de ces amateurs qui prétendent diriger nos destinées. Je ne m’attends pas à autre chose de leur part. L’impéritie kakistocratique est pratiquement leur marque de fabrique.

Non, ce qui me dérange le plus dans cette histoire c’est cette facilité avec laquelle ils nous prennent pour des imbéciles. Cette façon d’assurer que nous n’allons pas nous l’affaire Dermalog où la femme du Président, Mme Martine Moïse, s’est rendue en Europe pour choisir une firme allemande avec la mission express de refaire le système national d’identification alors que les États-Unis d’Amérique, la Présidence et le Parlement mettent le cap sur les élections.

Parce que, évidemment que nous nous en rappelons. Nous nous rappelons et attendons toujours des explications

  • Sur la passation de marché, sans appel d’offres et sans approbation de la Cour Supérieure des Comptes
  • Sur le rôle de Mme Moïse, qui a comencé par nier son implication jusqu’à ce que des photos viennent la démentir
  • Sur la mise en place du nouveau système et tous ces mystères qui craindre un nouveau coup d’Antonio Sola.

Après, dans 4 ans, longtemps après que les torts aient été établis et les coupables jugés, lorsque ma carte d’identité nationale ne sera plus valide, j’irai volontiers la renouveler en bonne citoyenne que je suis.

D’ici là, ce sera sans nous.

Patricia Camilien Tout afficher

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