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Josué Leconte

En 2008, quelque part dans le quartier branché de Park Slope, un jeune Brooklynite de 29 ans travaille à un documentaire sur la politique haïtienne. En avril, alors qu’il participe à sa conférence Race et nouveaux médias, il en parle à la professeure Annie Seaton de la City University of New York (CUNY) qui semble trouver l’idée intéressante. Il s’agirait d’organiser une mini-conférence avec un panel où figurerait la professeure de littérature anglaise et poète ainsi que d’autres collègues à déterminer. L’on ne sait ce qu’il advint de ce projet particulier mais un certain 12 janvier 2010 allait lui donner sa chance.

Le 30 mars 2010, l’émission Frontline de la chaîne de télévision publique américaine, PBS, publie The Quake, un documentaire d’investigation sur les « problèmes liés à l’assistance humanitaire, aux problèmes de gestion gouvernementale et aux conséquences du séisme sur la vie des gens ». Pendant 56 minutes et 4 secondes, la crise post-séisme est analysée, entre documents d’archives et entrevues, avec un casting de haut vol: de Mario Andrésol à Matt Damon, en passant par le couple Clinton, Edmond Mulet ou encore Jean-Max Bellerive.

Dans l’équipe de production terrain se trouve Josué Leconte. Le voilà, field producer planifiant des rendez-vous et collectant les informations. Il est accompagné dans cette tâche de trois autres collègues dont Sophia Martelly, future première dame de la République et belle-soeur de Gesner Champagne de la future firme de construction Preble-Rish Haiti. Un autre membre fondateur, le seul Haïtien de la compagnie, Caleb (Kaleb?) Leconte est aussi présent sur le tournage où il joue le rôle de traducteur. Peut-être que de voir tant d’efforts de reconstruction les a inspirés, qui sait?

Toujours est-il que notre jeune Brooklynite semble ne pas s’en être mal sorti. Un.e comptable, lecteur.rice, de ce blog m’a présentée, sous couvert d’anonymat, une vie de Président de compagnie faite de transferts mensuels de 15 000 dollars sur un compte bancaire à l’étranger, d’un loyer mensuel de 2 000 dollars pour une maison inhabitée à Morne Calvaire, de frais de véhicule, d’impôts payés par la firme … Or, voilà qu’aujourd’hui, il se retrouverait, à en croire le Directeur Général de la DINEPA, à menacer de mort un chrétien vivant alors que le chauffeur de sa compagnie sert de guide touristique à des mercenaires/ terroristes/ braqueurs de banque. Qu’ils semblent durs les temps post-PetroCaribe! Que j’ai hâte à #PwosèPetroCaribeA pour faire la lumière sur toutes ces questions! Comme je brûle de voir des Haïtiens et Haïtiennes du pays partager, grâce à des outils d’anonymisation comme Proton Mail, partout, avec les journalistes, avec ce blogue, par Whatsapp, sur tous les réseaux sociaux, en même temps, des documents compromettants pour les dilapidateurs des fonds PetroCaribe!

https://twitter.com/AyitiNouVleA/status/1103339517828833280

Patricia Camilien Tout afficher

How about we let the writing do the talking?

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