Nous savons déjà comment résoudre le problème des gangs

Le 22 novembre 2005, l Ambassade américaine invitait ses employés diplomatiques à revenir en Haïti, juste à temps pour les élections. L été précédent, aux mois de mai et juin 2005, elle les avait évacués, eux et leur famille, pour raisons sécuritaires. Cinq mois plus tard, les choses s étaient suffisamment arrangées pour que l Ambassade fasse revenir les siens. Le deuxième coup d État … Continuer de lire Nous savons déjà comment résoudre le problème des gangs

La tristesse d’un Président 

Hier, j’ai parlé d’un René Préval qui voulait espérer et inspirer l’espoir. Je l’ai présenté énergique, éloquent, entraînant. Le portrait était fidèle. Il n’était pas complet. René Préval m’est aussi apparu peiné et chagrin.

Il ne comprenait pas cette facilité avec laquelle on s’attaquait à sa personne. Pas à ses actes. Il y aurait là – il l’admettait volontiers – sans doute quelque mérite. Mais sa personne. Ad hominem. Tous ces noms dont on le traitait. Toutes ces accusations gratuites. Tous ces gens qui lui en voulaient sans avoir jamais dit pourquoi.

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Adieu René!

Lundi matin, je reçois un appel d’un grand lecteur de ce blogue qui voulait prendre de mes nouvelles. Patricia, me dit-il, tu es au Carnaval ?- Certainement pas, Président.- Ah, c’est comme pour les élections, alors? Écoute, le livre que je t’ai promis est arrivé, tu peux passer le chercher? J’habite à X. – Entendu. Est-ce que demain matin, 10 heures, vous irait ? – 10 heures ? OK mais il faudra prévoir de rester un peu, j’aimerais discuter du livre avec toi. Oui, même si tu ne l’auras pas encore lu.

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Et Préval fut !

La couverture du dernier numéro de Challenges est intéressante. Reprenant, à son compte, le titre du fameux ouvrage du grand stratège et conseiller de quatre des cinq derniers présidents américains, Zbigniev Brzezinski, elle s’offre un impressionnant montage du visage, un tantinet inquiétant, de l’ancien président René Préval, derrière un échiquier.

C’est une constante, Préval est derrière tout. Il prévoit tout. Il arrange tout. C’est un démiurge à qui nous devons tous les soubresauts de notre crise multiphases où l’impéritie le dispute à l’incompétence et où l’inexpérience s’allie à l’ignorance pour faire ressortir, chaque jour un peu plus clairement, notre incapacité à planifier et réussir ne serait-ce que le plus petit projet. Sauf Préval. Lui, est spécial.

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