Le procès Sankara débute aujourd hui

Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara et 12 de ses compagnons sont assassinés par un commando armé au cours d une réunion du Conseil de l Entente. Le leader panafricain, arrivé au pouvoir à la suite d un coup d État mené par son frère d armes, Blaise Compaoré, venait d être renversé par celui-là même qui l avait aidé. Blaise Compaoré – qui rejette … Continuer de lire Le procès Sankara débute aujourd hui

Présidence par itération: L’Ouganda de Museveni

« La fin de l’Histoire » ayant consacré le triomphe absolu de la démocratie, les autocrates du monde entier durent s’adapter. La présidence à vie laissa la place à la présidence par itération où, régulièrement, le peuple, pour marquer sa grande approbation du président en fonction, le maintient au pouvoir, de mandats en mandats. Aujourd’hui, nous nous rendons en Ouganda, pays enclavé de la région des Grands … Continuer de lire Présidence par itération: L’Ouganda de Museveni

Des flammes et de l’eau

« Si quelqu’un te parle avec des flammes, réponds-lui avec de l’eau » c’est par ce proverbe peul,  qu’il a un peu retravaillé, que le slammeur Souleymane Diamanka nous introduit à la sagesse de son peuple. S’installant dans le prolongement de la tradition des griots, il nous apporte, par la poésie verticale du Slam, des millénaires d’expériences qui se sont propagées, d’une oreille à l’autre, par le truchement d’une oralité plus ou moins codifiée. Généralement « transmise par le sang », la fonction de griot dans la communauté est centrale. Dépositaire de la tradition orale, le griot est porteur de savoirs et de mystères qu’il transmet au besoin, selon un rythme convenu, aux membres de la communauté. À chacun de ses mots est rattaché un précieux fragment de l’histoire certes, mais surtout de l’âme d’un peuple, ce qui l’anime, ce qui le constitue, ce qui le définit.

Continuer de lire « Des flammes et de l’eau »

Non, vous ne voulez pas aller en Érythrée

Quand certains de nos hommes ne rêvent pas de se rendre en Afrique du Sud pour voir des jeunes femmes aux seins debout, ils rêvent de se rendre en Erythrée pour décrocher deux femmes pour le prix d’une. Décidément, l’Afrique a la côte chez nous, cette semaine. Sauf que, croyez-moi Messieurs, vous ne voulez pas aller en Érythrée. Vous y rencontriez Issayas Afeworki, un dictateur sanguinaire comme on n’en fait plus. Il préside, imperturbable, une économie en lambeaux et nie, avec une belle superbe, la famine endémique d’une population dont 60% souffre de malnutrition, alors que Monsieur fait guéguerre avec ses voisins, l’Éthiopie, le Djibouti, le Soudan et le Yémen.

Arrestations, disparitions, assassinats… le président erythréen ne lésine pas quant aux moyens d’assujettir une population tragiquement terrorisée et totalement terrifiée. Dans plus de 300 camps de détention, les Érythréens trouvés en faute par ce pouvoir dont le gangstérisme est affiché sont jetés en prison pour être entré en contact avec l’étranger, avoir essayé de s’enfuir ou tout simplement pour avoir une tête qui déplaît. Depuis 2004, un Érythréen sur 5 a réussi à s’évader. Ils forment une diaspora qui nourrit ceux laissés au pays et sur laquelle le gouvernement prélève une taxe révolutionnaire de 2%. Continuer de lire « Non, vous ne voulez pas aller en Érythrée »