La diplomatie américaine sous Trump a décidé de se passer de diplomatie. Depuis hier, diplomatie de la canonnière oblige, des bateaux de guerre sont dans la rade de Port-au-Prince afin de bien signifier le soutien des États-Unis d’Amérique au « leadership du Premier ministre Fils-Aimé ».

Le Conseil présidentiel de transition (CPT), dont le mandat arrive à terme le 7 février, est invité à accepter que son usurpation de titre prendra fin dans trois jours et à retourner dans l’antre diabolique d’où il est sorti pour s’arroger des privilèges indus.

Hier encore, ces messieurs se réunissaient afin de prolonger leurs droits acquis grâce à un coup d’État mené via des gangs armés, avec l’aval d’une CARICOM servant de couverture à Washington. Ils proposent un nouveau conseil de transition chargé d’assurer la transition vers le suivant, comme si le pays était le jardin de leur père.

Les sanctions en représailles ayant de toute évidence échoué à calmer leurs ardeurs, le gros bâton de Roosevelt semble devoir y suppléer.

Il y a quelques minutes, depuis ma retraite côtière, un avion de reconnaissance a survolé la paisible petite ville. Ces messieurs doivent prévoir de débarquer bientôt ; auquel cas, je les prie de lire ce billet et de se rappeler que le peuple haïtien n’a rien à voir avec le CPT et que, surtout, leurs querelles ne nous concernent guère.

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