D’entrée de jeu, il nous faut admettre que des athlètes nés dans la diaspora ne nous vaudront probablement aucune médaille. S’ils étaient les meilleurs de leur pays de naissance, ils concourraient probablement pour un autre pays. Si nous voulons des médaillés, il va falloir travailler à les développer chez nous.
Ceci dit, quelle grande joie que d’être représentés ! Dans les mots du créateur des Jeux modernes, Pierre de Coubertin, « l’important dans ces olympiades, c’est moins d’y gagner que d’y prendre part ». C’est là l’esprit de la compétition. La participation, symbole de notre présence et de notre aspiration à exceller sur la scène mondiale, est déjà une victoire. Une victoire que nous devons à notre diaspora jusque dans notre tenue créée par une italo-haïtienne et qui s’est retrouvée dans les top 10 des classements.
Certes, la moitié de nos représentants a déjà été éliminée. Les autres vont bientôt suivre. Ce n’en est pas moins une raison de s’en réjouir. Chaque athlète aux J.O de Paris participe à l’écriture d’une nouvelle page de notre histoire sportive où de nouvelles disciplines s’ajoutent à notre conscient collectif. Ce faisant, ils inspirent les générations futures à rêver grand et à faire mieux. Les rêves pour éclore ont besoin d’une base réelle.
Le jeune Haïtien, la jeune Haïtienne doit être au courant des possibilités pour pouvoir y rêver. D’après l’UNICEF, dont un ancien directeur régional dirige désormais nos destinées, l’enfant haïtien aujourd’hui n’atteindra que 46% de son potentiel; il a donc besoin de toute l’aide possible. Voilà pourquoi il nous faut encourager, soutenir, célébrer chaque participation, chaque effort, chaque rêve éveillé sur les pistes et les terrains de ces J.O. Ils sont les prémices des futurs champions qui naîtront sur notre sol.





Laisser un commentaire