Il appert que le Conseil présidentiel et moi avons en commun un problème majeur. En ce moment, nous sommes tous les deux en panne de visa. Récemment, j’ai été informée que mon rendez-vous pour le renouvellement a été repoussé, l’un à l’année prochaine et l’autre à dans deux ans. Pour ma part, cela limite un peu mes déplacements et me maintient en exil temporaire limité. Pour le Conseil, c’est plus grave, c’est son existence même qui semble menacée. Le Conseil des ministres – dont le chef est également en exil plus ou moins temporaire – peinerait à trouver une justification légale pour cette nomination dune structure sui generis. Heureusement, il a un sauveur toute trouvée: la CARICOM, pièce centrale d’une solution haïtienne qui semble l’être de moins en moins.

Pourtant, il suffirait, nous l’avons vu, d’admettre l’évidence pour avancer. Qu’est-ce que c’est que cette frilosité à reconnaître les coups d’État ? Personne ne dit de passer à la télévision nationale faire un discours de proclamation de coup d’État, comme il est de coutume, mais le Conseil présidentiel n’a pas de légitimité à tirer d’un Conseil des ministres tout aussi illégitime. C’est même contre-productif comme démarche.

Du reste, qu’attendent-ils que la CARICOM leur propose comme visas ? Vu la rencontre de quelques Haïtiens qui se sont portés volontaires à Kingston ? Un peu de sérieux !


PS: Parce que l’heure est grave et que chacun doit porter sa contribution, voici ma proposition.

Une réponse à « En panne de visas »

  1. […] vous le savez, le conseil des ministres éprouve des difficultés à obtenir les visas requis, ce qui entrave la mise en place de cette instance. J’ai pris l’initiative de contacter […]

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