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Aux auteurs de la dernière saison d’America, mes excuses

Ces derniers mois, j’avais commencé à perdre foi dans l’écriture de cette dernière saison d’America : The Final Years. Les auteurs semblaient être devenus complacents. On sentait qu’ils ne s’investissaient pas. Les histoires ne se tenaient pas. Les personnages et même les figurants devenaient de plus en plus caricaturaux. Il ne restait plus aucune subtilité; le show devenait irregardable. Puis, il y eut les élections présidentielles.

Les sondages nous laissaient entrevoir une bonne dose d’ennui arrosé d’un soupir de soulagement. Pour emprunter l’expression d’un mec genre vraiment intelligent avec un très bon cerveau: WRONG. C’étaient des fake news pour nous bercer dans un faux sentiment de sécurité avant de nous prendre à la gorge, aux tripes, voire même à la chatte. Trois jours plus tard, nous voilà tou.te.s aux bords de nos sièges à suivre la palpitante aventure.

Qui sera le nouveau Président américain ?

Une élection 2016 en stéroïdes, avec une économie en lambeaux, une pandémie ayant fait des centaines de milliers de morts, un racisme débridé qui n’a plus le goût de se cacher, une corruption généralisée comme on n’en a jamais vu auparavant. Préparez-vous à une fin de saison comme vous n’en avez jamais vu auparavant. Ça va chauffer !

C’est entertaining. Je l’avoue volontiers. Le souci est que cela tombe mal. Je suis trop fatiguée, avec de vagues ennuis de santé, et déjà saturée de cette année 2020. Il faudra que je revois la saison. J’essaie bien de suivre, mais je me surprends à mettre les épisodes en background, pendant que je m’occupe de choses plus intéressantes. Cette année, je ne suis pas dedans. Voilà deux nuits que je dors comme un bébé. Je suis peut-être devenue blasée.

Intellectuellement, je sais que les auteurs nous offrent là une écriture de qualité. C’est une histoire qui agrippe, agrippe, agrippe, qui a tout mais tout ce qu’il faut. Pourtant, je n’accroche pas. J’essaie mais rien n’y fait. J’ai perdu l’intérêt. America c’est un peu devenu The Walking Dead, un grand succès mondial où il n’y a plus rien à dire. Combien de temps peut-on regarder des WASP agir en WASP, saisons après saisons, sans finir par s’en lasser ?

Bien sûr, comme avec The Walking Dead, même après l’annulation de la série, il faudra s’attendre à des spin-off et autres produits dérivés d’America. Les producteurs ne vont pas laisser une telle mine d’or sans s’assurer d’en extraire la dernière trace. America sera donc encore avec nous un temps mais ce ne sera plus pareil et c’est tant mieux. De toute façon, j’ai déjà décroché.

Patricia Camilien Tout afficher

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