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Et la vérité vous rendra libres

La vérité libère mais, d’abord, elle lacère. Je ne sais si quelqu’un l’a déjà dit – j’ai la flemme de chercher – mais il faudrait. Parce qu’elle ne fait pas que blesser la vérité, elle entaille, elle déchire, elle brise. Elle brise à rendre fou, fou de rage, de haine, d’envies de se venger, de faire payer, de faire taire.

Depuis quelques jours, des “journalistes” de médias en ligne, militants de la République, s’en prendraient à une blogueuse pour crime de lèse-mauvaise-foi. Du moins, c’est que l’on me rapporte. Cela fait au moins un an que j’ai mis tout ce beau monde sur muet. Ils rageaient à l’époque à cause d’un sondage; le fremdscham était trop fort; leur bataille contre la réalité atteignait des proportions inquiétantes; je les ai mis sur muet.

Les messages arrivent nombreux. Es-tu au courant ? Pourquoi s’en prennent-ils à vous ? J’ai, moi aussi, un doute sur la fin du mandat, et s’ils avaient raison ? Mes réponses sont plutôt courtes. Oui. Pour me faire réagir. Ils ont tort. Mais voilà que j’écris un billet, c’est que ma réponse, à la dernière question au moins, sera, cette fois, un peu plus longue.

Ce matin, je disais à un ami – qui me proposait de réagir sur une énième absurdité concernant le 7 février 2021 – que j’étais fatiguée d’écrire sur cette controverse qui n’a pas lieu d’être, sur une Constitution amendée qui ne l’est pas, et sur un quinquennat qui durerait 4 ans. Après tout, que les gens aillent devant la Cour Constitutionnelle qui n’existe pas pour leurs éclaircissements sur une crise constitutionnelle fabriquée de toutes pièces. Il tenta gentiment de me rappeler qu’il me fallait encore aider puisque c’est la tâche que je m’étais donnée avec ce blogue. Je n’étais pas de son avis. J’avais donné; j’ai une semaine chargée; je n’écrirai rien du tout. Mais voilà que j’écris; il semblerait, au final, qu’il m’ait convaincue.

C’est toutefois un peu à mon corps défendant que je reprends ici – comme au primaire – cette petite frise chronologique pour aider à replacer les événements nous ayant conduit à cette présidence bannière:

Voilà, pour la frise.

Et l’article 134-2 ? Je l’ai déjà dit, il ne peut logiquement s’appliquer et de fait n’a pas été appliqué puisque Jovenel Moïse n’est pas devenu Président le 4 janvier mais le 7 février 2017. Il ne s’applique pas plus, n’en déplaise au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, au Sénat et à la Chambre des Députés puisque ne concernant que la Présidentielle.

Quant à ce Président issu de la Cour de Cassation, nous l’avons vu, la possibilité ne peut être envisagée que si 1) nous nous revenons à la Constitution de 1987 dont l’article 134-2 est d’ailleurs bien différent et 2) à en croire la vidéo circulant sur Whatsapp en ce moment, Me André Michel garde très court le discours du nouveau président et s’essaie à le coacher avec une grande prévenance certes mais un succès discutable.

https://laloidemabouche.ht/vid-20210211-wa0003-mp4/
Vidéo de l’investiture du Président de l’entente de Terrace Garden, sous la direction d’André Michel

PS: Parce que la politique en Haïti est bien une affaire de griyen dan, l’on m’informe qu’une vidéo plus longue existe sur YouTube. Je vous la mets ci-dessous :

Bonjour Tristesse

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