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Je parlerai du physique de Dangelo Néard autant que je voudrai

Rapidement. Le billet qui vous enrage messieurs est classé dans la catégorie des coups de gueule sur le blogue et un coup de gueule ne fait pas dans la dentelle. Jusqu’ici la chose s’entendait mais ce doit être parce que j’y parlais en général d’hommes (politiques) faisant mal à d’autres hommes et, accessoirement, des femmes. Ici, il s’agit d’un homme faisant du mal à une femme et voilà la solidarité masculine et la culture du viol s’unir pour exiger de faire attention. Il ne faudrait pas risquer de dérailler la carrière d’un présumé prédateur sexuel dans un pays où l’impunité en ce qui concerne les abus sexuels est légendaire.

Je parlerai du physique de Dangelo Néard autant que je voudrai. C’est-à-dire pas du tout; l’homme me répugne. Dans mon billet, je soulignais qu’on avait mis mon aversion sur le compte d’un physique ingrat – allez savoir pourquoi – et que je ne m’en étais pas défendue parce que je n’en voyais pas l’intérêt. Je reprends donc lentement pour celleux qui ont mal lu: le physique de Monsieur Néard ne présente pour moi absolument aucun intérêt. Sa façon maniérée de vendre un bonheur naïf à la y a bon banania me répulse. Je luis dois d’ailleurs d’avoir pu voir avec une clarté à rivaliser avec celle qui aveugla Paul sur la route de Damas qu’une radio néo-coloniale est raciste light – personne n’est parfaite, parfois on ne veut pas voir.

Ceci étant dit, c’est avec son corps que l’on débarque en caleçon dans la chambre de petites filles. C’est avec son corps qu’on viole une jeune femme et tente d’éteindre son soleil. C’est avec son corps que l’on glisse une main dégoûtante sur les cuisses d’une personne qui n’a rien demandé. Le corps est central dans une agression sexuelle.

C’est toutefois le corps des victimes qui m’intéresse. Ces corps à qui des salauds, des criminels se croient autorisés à imposer leurs désirs pervers. Ce sont les seuls qui me préoccupent quand, jour après jour, année après année, je me retrouve à me battre pour une énième victime de viol et d’agressions sexuelles.

Du corps de votre ami, génie, prodige, je n’ai absolument rien à cirer. Avec un peu de chance, il s’essaiera à ces “attouchements” sur une Française “de souche” en France et finira, tout Noir qu’il est, en prison. Parce que contrairement à Haïti où vous vous mobilisez pour sa défense alors qu’il ne risque virtuellement rien – les viols ici ce n’est pas sérieux – on ne plaisante pas avec les violeurs noirs de femmes blanches en Occident. Et non, sa routine de shuck ‘n’ jive ne l’aidera pas.

Patricia Camilien Tout afficher

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3 thoughts on “Je parlerai du physique de Dangelo Néard autant que je voudrai Laisser un commentaire

  1. Non!
    Un violeur n’a pas de corps, il est démuni d’empathie, il n’a pas la capacité de se mettre à la place de l’autre pour y mesurer le mal qu’il provoque en violant le corps de sa victime.
    Ceci dit, on doit faire attention pour ne pas violer le droit de l’autre, ne pas salir sa réputation. C’est donc à la justice de faire la lumière sur cette affaire.

  2. L’Occident, comme vous l’appelez, ne fait malheureusement pas grand cas non plus des viols et agressions sexuelles, quelle que soit la couleur des violeurs. Un exemple flagrant est le peu de cas qui a été fait des agressions et viols commis lors de la fameuse nuit de la St-Sylvestre il y a quelques années à Cologne. Ce n’est pas parce que le viol est davantage puni dans les pays dits riches qu’il est pour autant traité de manière exemplaire par la justice.

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