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Quand les hommes décident de ne #PaFèSilans

La vignette qui accompagne ce billet en est une pour les âges. En deux panels, elle raconte l’histoire d’une femme tuant un membre de la garde varègue qui tentait de la violer et des autres soldats la félicitant pour son action et lui remettant ce qui appartenait à leur camarade.

La miniature nous vient de la Chronique – dite de Madrid – de l’historien byzantin Jean Skylitzès dont la Chronique Synopsis Historion, à la neutralité affirmée, est considérée comme une des meilleures sources disponibles sur la période.

La garde varègue (ou varangienne) est une garde spéciale. D’origine scandinave, c’est un corps d’élite chargé de la protection de l’empereur byzantin et dont la loyauté au trône – pas à celui qui est assis dessus, façon Dora Milaje – est légendaire. Pour être mercenaires, il n’en avait pas moins un code d’honneur auquel ils adhéraient strictement. Aussi, quand l’un des leurs s’en prit à une femme de l’empire, le remercièrent-ils de leur avoir permis de garder leur honneur.

Douze siècles, plus tard, lorsque, dans une Amérique puritaine où le sport est roi et le viol est toujours de la faute des femmes, ce sont deux Scandinaves qui viendront au secours de Chanel Miller lorsque Brock Turner – puis la justice américaine – décideront que son corps était un terrain de jeu de plus dont on pouvait user sans conséquence.

La coïncidence est heureuse mais pas que. Années, après années, les pays les plus égalitaires en terme d’équité de genre sont scandinaves. Il y a là matière à creuser.

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Patricia Camilien Tout afficher

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